Le Syndrôme Prémenstruel : Femme, ta douleur est la mienne.

C’est un sujet plutôt délicat, mais qui concerne tant de femmes qui gardent le silence.C’est une pathologie dont je souffre depuis plusieurs années, sans pour autant avoir trouvé de traitement adéquat jusqu’à maintenant pour m’en soulager…

SPM ou Syndrôme Pré-Menstruel, quésako ?

Il touche plus de la moitié des femmes (50 à 60%) en âge de procréer. Il se caractérise par un ensemble de symptômes (très nombreux et tous aussi différents d’une femme à l’autre, mais aussi d’un mois à l’autre) avant l’arrivée des menstruations. L’apparition de ces symptômes correspond au début de l’ovulation chez la femme.

Pourquoi ces symptômes pendant l’ovulation ?

14 jours avant l’arrivée des menstruations, l’ovulation commence et provoque une chute (brutale chez certaines femmes) du taux de leur hormone progestérone. Ce qui a pour conséquence l’apparition et la manifestation de ces symptômes pendant cette période.

Quels sont ces symptômes ?

Il est impossible aujourd’hui d’en dresser une liste exhaustive, tant ils sont nombreux et se manifestent de manière très différente selon la femme concernée. Ils sont à la fois physiques et psychologiques.

Les symptômes physiques :

  • bouffées de chaleur et sueurs nocturnes5fdc03ad-b293-443b-9de8-ad3735d73924
  • ballonnements et problèmes gastriques
  • nausées et/ou vomissements
  • appétit déréglé (simple fringale à faim intense)
  • rétention d’eau (gain de poids jusqu’à 3 kg)
  • crampes abdominales
  • inflammation des ovaires
  • hypersensibilité des seins
  • douleurs musculaires
  • maux de dos, épaules, cervicales
  • migraines modérées à intenses
  • vertiges
  • fatigue intense (chute de tension dans certains cas)
  • troubles du sommeil (insomnie) malgré la tension faible
  • acné

Les symptômes psychologiques :

  • état dépressif avec crise de larmes
  • sentiment d’incompréhension et de solitude
  • crise d’angoisse sans raison particulière
  • irritabilité, agressivité
  • changement d’humeur
  • confusion modérée à intense
  • manque de concentration et de motivation pour les choses courantes de la vie
  • trous de mémoire

Chez une infime partie de la population féminine (de l’ordre de 3% environ), ces symptômes sont violemment insupportables, durent toute la durée de l’ovulation (c’est à dire 14 jours et disparaissent dès le 1er jour des menstruations), et deviennent handicapants.Certaines femmes ont même la malheureuse nécessité de s’arrêter de travailler pendant quelques jours. C’est mon cas. Je souffre d’un SPM sévère.

Chez moi, les symptômes les plus fréquents sont la chute de tension (je passe généralement de 11,6 à 8, ce qui m’oblige à rester alitée pendant 2 jours…), des migraines et des vertiges, des problèmes gastriques avec nausées et vomissements, prise de poids, insomnie, état dépressif et crise d’angoisse. Autant vous dire que mon arrêt maladie de 2-3 jours chaque mois n’est vraiment pas de trop…

Il s’agit là d’une pathologie très mal connue (même par certaines femmes qui ont l’heureuse chance de ne pas en souffrir), mais surtout très prise à la légère. Même par certains médecins (proches de la retraite).

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Messieurs, chers médecins et j’en passe, lorsqu’une femme vous dit être EPUISEE à l’approche de ses règles, il faut la croire par pitié !! Il faut vraiment prendre cela au sérieux chez les femmes qui vivent cette période douloureuse à tous points de vue, c’est une MALADIE ! Ceci est à vraiment prendre au sérieux. J’en souffre depuis des années, et je sais exactement de quoi je parle, je vous assure.

Rien de plus humiliant qu’un médecin pensant que sa patiente est « folle » ou « exagère » en venant consulter. Rien de plus désespérant et douloureux pour la femme qui en souffre. Cela ne fait que renforcer son état dépressif, son sentiment de solitude et d’incompréhension, ce qui favorise encore plus la manifestation des autres symptômes. Ce ne sont pas des blagues, CE N’EST PAS DE LA COMÉDIE!

Etant plus jeune, ces symptômes se manifestaient sans que je ne sache ce qu’il y avait derrière, le nom de la pathologie. Je me souviens que mon père était contraint de venir me chercher en plein cours au lycée pour me ramener à la maison, tellement ça n’allait pas. Aujourd’hui je suis dans la vie active, mais la pathologie est encore bien présente. Même après moult examens, de prises de sang etc. à la recherche d’un traitement d’appoint, rien n’y fait. Et c’est l’arrêt maladie de quelques jours qui chaque mois devient mon meilleur « médicament »… Je ne souhaite à aucune femme de faire partie de ces 3% de la population souffrant de la manifestation violente de cette pathologie. Vraiment.

En essayant les cures de magnésium, de gélules d’huiles d’onagre et de bourrache, le thé du pays, et encore pleins d’autres méthodes douces, j’en suis toujours au même point.

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Si vous connaissez des femmes dans un cas similaire au mien qui ont des astuces (même peu nombreuses) qui fonctionnent, n’hésitez pas à me le partager en commentaires…

Bref, c’est un sujet qui me tenait à cœur et que j’ai beaucoup hésité à vous partager (j’y pense depuis des mois à vrai dire). Je crois qu’il concerne beaucoup plus de femmes qu’on ne le pense réellement.

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EbonyVybz

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