Inspiration

Féministe, moi ?

Je constate que « féminisme » est un mot qui fait peur, car il est souvent mal compris. Il est très malheureusement limité par les stéréotypes. Pourtant, ce n’est pas qu’un simple « concept« . Pour moi, c’est beaucoup plus que cela. Il n’est pas non plus synonyme de « haine des hommes« . C’est ARCHI FAUX, et seules les personnes qui manquent de connaissance pensent ce tort. Rétablissons la vérité, celle qui me tient tant à coeur, car ce terme est, à ma grande peine, trop souvent chargé de connotations lourdes et négatives.

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Le mot « féminisme » n’est pas à prendre en son sens littéral car, c’est à mon avis, en limiter toutes les facettes et richesses qui en ressortent et qui permettent notamment à la femme de se sentir elle-même. Il est trop réducteur. Je pense qu’il est plutôt à appréhender d’abord dans son sens littéraire puis dans un ensemble (en le restituant dans un contexte particulier), une globalité qui se veut aujourd’hui bien réelle : il s’agit de cette identité que tout individu de sexe masculin ET féminin pourrait se réapproprier en toute liberté et ce, dans tous les domaines.

C’est un mouvement collectif, car susceptible de rejoindre le plus grand nombre.

Comment ?

À partir d’une simple prise de conscience qui se présente doucement et progressivement sur notre route.
Cette prise de conscience peut être vraiment personnelle à chacun, et chacun la vit avec plus ou moins d’intensité. L’important est que ce mouvement nous anime d’un nouveau souffle, et raisonne en nous dans ce que nous vivons de plus précieux, de plus instructif, de plus intuitif, mais aussi de plus douloureux.

Le féminisme n’est pas une « théorie » illustrée de belles phrases, de vers ou de notes musicales. Le féminisme n’est pas une « idéologie » comme peuvent se tromper certains, par manque de connaissances. Le féminisme, c’est une quête profonde et perpétuelle de sa propre identité, en tant que femme, en tant qu’homme, faisant partie de cette entité incommensurable qu’est notre société. Il s’agit ici de prendre position et de se mettre en actions. Concrètement.

Comment ?

En osant lever certains tabous, en ayant le courage de se lever et dire NON. Non, je ne suis pas d’accord, non cela doit cesser ou encore, ça, je ne l’accepterai plus, dans nombre de nos situations de vie.

Nos propres expériences nous montrent de quelle façon on a pu être conditionnés, formatés, influencés pour agir comme nous le faisons aujourd’hui et accepter ce qui nous bride, nous écrase, nous amène à nous renier jusqu’à nous perdre.

Tout simplement parce que les « normes sociales » très souvent injustes sont « comme ça » et pas autrement.
Non, se conformer à une norme sociale qui date de l’antiquité et qui perdure encore aujourd’hui, mais qui est en profonde contradiction avec la nature même de l’individu ne doit pas être vécue parce que c’est « comme ça » et pas autrement. Non, grandir et aller dans la vie ne devrait pas être un processus qui se heurte à nos valeurs profondes qui se sont tues, car parfaitement étouffées par la société depuis tant d’années.

Dans une conversation (à table souvent), pourquoi une femme devrait accepter d’être considérée comme inférieure et traitée comme si elle ne comptait pas face à un homme qui, parce qu’il est « respecté » et reconnu dans son milieu, lui étouffe la voix, alors que lui et tous les autres savent que ses propos sont tout simplement réducteurs, ou ne sont pas justes ? Parce que la femme en question n’a pas son niveau d’études, son expérience, ou son « poids » dans son domaine ? Parce que c’est une FEMME et qu’à l’époque, les femmes gardaient le silence dans les conversations publiques, et que cela était « comme ça » et pas autrement ? Et d’ailleurs, pourquoi la réussite d’une femme devrait être une « menace » pour un homme ? Voyons… Quelle absurdité… Aucune de ces justifications n’est recevable. Aucune d’entre elles n’est acceptable. Et pour preuve, sur la scène politique encore aujourd’hui, combien de fois une femme ne s’est elle pas faite rembarrer parce qu’elle est une femme et que dans ce milieu majoritairement masculin, un homme qui prend la parole reste davantage « crédible »… Seconde absurdité. Encore aujourd’hui dans certaines sociétés voire religions, la sexualité de la femme est portée à nue : sa virginité, pour prendre ainsi un exemple fort, est « examinée », car attendue, et mise à la vue de tous. La société n’a pas du tout les mêmes attentes en ce qui concerne l’homme. C’est une aberration.

féminisme

Je ne m’auto-proclame pas féministe pour « faire joli« , pour « juste suivre le mouvement » ou quoique ce soit de ce genre. C’est bien plus que ça : je découvre au fil de mon cheminement que je le suis, et que je l’étais déjà depuis longtemps. C’est en faisant cette lecture introspective de ma vie que j’en arrive à ce constat. Ça ne m’est pas tombé dessus, cela exprime naturellement mon moi profond.

Notre époque évolue, et nous avec. Il est temps que celles qui ne sont pas d’accord avec ces malheureuses limites prennent position. Et ce qui serait bien meilleur, c’est que CEUX également qui ne sont pas d’accord – car oui, il existe des hommes peu alignés sur cette pratique réductrice – prennent leur courage à deux mains pour se rallier à cette cause qui en réalité est juste HUMAINE, et pas qu’une vulgaire affaire de sexe {au féminin}.

Féministe, moi ?

ebonyvybz – evershoot

Aujourd’hui, voici ce qu’est pour moi le féminisme. Voici ma propre quête d’identité dans notre entité. Oui, je suis fière de l’être : je suis féministe, et si tu partages toi aussi ma pensée, tu l’es aussi.

 

EbonyVybz

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